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Trump annonce la composition du Conseil de paix pour la bande de Gaza
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Trump annonce la composition du Conseil de paix pour la bande de Gaza

17 janvier 2026

Le président des États-Unis, Donald Trump, a annoncé la composition du Conseil de paix, chargé de superviser la mise en œuvre de l’initiative américaine visant à administrer la bande de Gaza durant une période de transition. La décision a été rendue publique à Washington et présentée comme une étape suivante du plan de la Maison-Blanche destiné à établir un nouveau cadre politique et administratif pour l’enclave après la fin de la phase active des hostilités.

Selon les informations communiquées par l’administration américaine, le Conseil de paix traitera des questions de sécurité, de rétablissement des infrastructures, de gestion économique et de coordination de l’aide internationale. Ce mécanisme doit servir de cadre pour la prise de décisions liées au désarmement des groupes armés, à la mise en place d’institutions civiles provisoires et à la définition des orientations du futur processus politique.

Le Conseil de paix sera présidé personnellement par le président Donald Trump. Sa composition comprend le secrétaire d’État américain Marco Rubio, l’envoyé spécial du président Steve Witkoff, le gendre de Donald Trump Jared Kushner, l’homme d’affaires américain Marc Rowan, le président du Groupe de la Banque mondiale Ajay Banga, l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, ainsi que le conseiller adjoint à la sécurité nationale des États-Unis Robert Gabriel. Selon la partie américaine, les membres du Conseil disposent d’une expérience reconnue dans les domaines de la diplomatie, de la politique internationale, de l’économie et de la gestion des situations de conflit.

Il est également fait état de la nomination de conseillers principaux chargés d’assurer le suivi opérationnel des travaux du Conseil et la coordination avec les partenaires internationaux. Nikolay Mladenov a été désigné comme interlocuteur entre le Conseil de paix et les structures administratives en cours de formation à Gaza, fort de son expérience antérieure sur les dossiers du Moyen-Orient au sein d’organisations internationales.

Parallèlement, un Comité exécutif a été constitué avec la participation de représentants de plusieurs États et institutions internationales. D’après des informations de médias américains, ce mécanisme réunit notamment des représentants de la Turquie, du Qatar et des Émirats arabes unis, ainsi que des responsables internationaux chargés de la coordination des programmes humanitaires, des efforts de reconstruction et du soutien financier extérieur à la bande de Gaza.

La Maison-Blanche souligne que la création du Conseil de paix vise à accompagner le passage d’une phase de confrontation militaire à une phase axée sur la stabilisation et le relèvement. Les autorités américaines précisent qu’il s’agit d’un modèle de gouvernance temporaire, destiné à assurer l’ordre public, le fonctionnement des services civils de base et la préparation des conditions nécessaires à de futures décisions politiques concernant le statut du territoire.

Dans le même temps, l’initiative suscite des réactions contrastées sur la scène internationale. Certains observateurs relèvent l’absence de représentants politiques palestiniens au sein de la structure annoncée et notent que le format n’a pas fait l’objet d’une approbation formelle des Nations unies. Washington affirme toutefois que des consultations avec les parties concernées et les partenaires internationaux se poursuivront au fil de l’évolution du processus.

Des responsables américains indiquent que les prochaines étapes dépendront de la situation sur le terrain, du contexte sécuritaire et de la disposition de la communauté internationale à participer au redressement de Gaza. Des consultations avec les pays donateurs et les institutions financières internationales sont attendues dans un avenir proche, parallèlement à l’élaboration de mécanismes pour l’acheminement de l’aide humanitaire et le lancement de projets de reconstruction.

Sources :

Reuters

RBC

Meduza

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