
Les États-Unis élargissent les restrictions d’entrée : 20 pays supplémentaires et l’Autorité palestinienne ajoutés aux interdictions
L’administration du président Donald Trump a annoncé une extension majeure des restrictions d’entrée sur le territoire américain, doublant de fait le nombre de pays et de juridictions soumis à des règles migratoires renforcées. Les nouvelles mesures entreront en vigueur le 1er janvier 2026.
Selon cette décision, les restrictions s’appliquent désormais à 20 pays supplémentaires, ainsi qu’aux personnes voyageant avec des documents délivrés par l’Autorité palestinienne.
Dans le cadre de la politique révisée, les États-Unis ont instauré une interdiction totale d’entrée pour les ressortissants de cinq pays :
• Burkina Faso
• Mali
• Niger
• Soudan du Sud
• Syrie
Par ailleurs, l’entrée est désormais interdite aux personnes utilisant des documents de voyage émis par l’Autorité palestinienne, marquant un nouveau durcissement des restrictions visant les voyageurs palestiniens.
Le Soudan du Sud, déjà soumis à de fortes limitations, reste placé sous un régime de contrôle strict dans le cadre du dispositif actualisé.
Washington a également introduit des restrictions partielles à l’encontre des ressortissants de 15 pays, concernant à la fois les séjours de courte durée et les procédures d’immigration :
• Angola
• Antigua-et-Barbuda
• Bénin
• Côte d’Ivoire
• Dominique
• Gabon
• Gambie
• Malawi
• Mauritanie
• Nigeria
• Sénégal
• Tanzanie
• Tonga
• Zambie
• Zimbabwe
Ces mesures concernent les visas touristiques et d’affaires, ainsi que les demandes de résidence permanente.
L’administration a précisé que les nouvelles restrictions ne s’appliquent pas :
• aux titulaires de visas américains valides
• aux résidents permanents légaux des États-Unis
• aux diplomates
• aux sportifs professionnels
• à certaines personnes dont l’entrée est jugée conforme aux intérêts nationaux des États-Unis
Les dérogations seront examinées au cas par cas.
Les autorités américaines expliquent l’élargissement des restrictions par plusieurs facteurs :
• fiabilité insuffisante ou falsification des documents d’état civil
• systèmes de casiers judiciaires incomplets
• niveaux élevés de corruption
• taux importants de dépassement de séjour
• refus de certains États de reprendre leurs ressortissants expulsés
• instabilité politique et faiblesse des institutions étatiques
La Maison-Blanche souligne que ces mesures reposent sur des évaluations conjointes des services de sécurité, des autorités migratoires et des instances de politique étrangère.
Cette décision s’inscrit dans la continuité de l’une des politiques les plus controversées de Donald Trump lors de son premier mandat.
En juin 2025, l’administration avait déjà instauré des interdictions totales d’entrée pour les ressortissants de 12 pays :
• Afghanistan
• Myanmar
• Tchad
• République du Congo
• Guinée équatoriale
• Érythrée
• Haïti
• Iran
• Libye
• Somalie
• Soudan
• Yémen
Par ailleurs, sept pays avaient alors été soumis à des restrictions renforcées :
• Burundi
• Cuba
• Laos
• Sierra Leone
• Togo
• Turkménistan
• Venezuela
Avec cette nouvelle extension, le nombre total de pays et de juridictions concernés par les restrictions d’entrée aux États-Unis a plus que doublé en l’espace d’un an.
L’élargissement des interdictions d’entrée confirme l’orientation de l’administration Trump vers un durcissement strict du contrôle migratoire et du filtrage aux frontières. La sécurité, la maîtrise administrative et l’imposition unilatérale des critères d’admission demeurent au cœur de la politique américaine, malgré les répercussions diplomatiques et l’augmentation des tensions internationales.

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